M-P BOYD soutient Laurent FABIUS

Publié le par L'Aude avec Laurent FABIUS

Marie-Pierre BOYD, Secrétaire Fédérale aux Droits et à l'Egalité des Femmes : "Pourquoi je soutiens Laurent FABIUS ?"

 

 

 

 

 

Depuis que j’ai adhéré au Parti socialiste, mon positionnement a toujours été préférentiellement sur une ligne de gauche, estimant que le centre de gravité de mon parti, son ancrage dans la société, s’y trouve. « Démocratie et Egalité » d’abord, dans le sillage de Claude et Annie DUBEAU, que je considère comme mes parrains en politique, puis à Nouveau Monde, qui rassemblait Jean Luc MELENCHON et Henri EMMANUELLI. Je n’étais donc pas sur une ligne « fabiusienne ». Au moment du dernier congrès, j’ai cependant hésité entre « Rassembler à gauche », dont le texte de motion me paraissait très pertinent et NPS, que j’ai finalement rallié.

 

 

 

Aujourd’hui, je soutiens la candidature de Laurent Fabius par un souci de cohérence politique et de continuité dans mon parcours personnel.

Parmi les 3 candidats en lice, dont les candidatures sont désormais validées, Laurent FABIUS est le seul qui ait appelé à voter Non au TCE et qui a fait courageusement campagne dans ce sens. Or, la victoire du Non au référendum en 2005 est loin d’être anecdotique, elle n’est pas un « accident de l’Histoire ». Elle est un énième avertissement, notamment après le désastre de 2002, adressé principalement au Parti socialiste, qui doit rester le parti de la transformation sociale et qui ne doit pas se couper de sa base électorale, de sa base sociologique : les couches populaires, le plus grand nombre, ceux qui souffrent au quotidien de la politique actuelle. Aussi bien, en se positionnant comme il l’a fait, Laurent FABIUS s’est objectivement placé dans la position de celui qui pouvait rassembler la gauche et ce rassemblement est la clé de la victoire en 2007.

 

 

 

Son discours actuel en découle : c’est un discours résolument à gauche, un discours fort, sans fioritures, avec des propositions concrètes d’amélioration sociale (revalorisation des petits salaires, droit au logement, sécurité sociale, retraites, politique étrangère responsable, écologie…).

Je pense en effet que l’élection se gagnera sur une thématique économique et sociale et non « sociétale » ou institutionnelle. Les gens à l’heure actuelle sont plus préoccupés par la précarité qui se répand, l’absence d’espoir social et de perspectives d’avenir pour leurs enfants, la dureté du monde du travail, que par la rénovation des institutions qui, si elle figure une question importante, ne peut pas être l’alpha et l’oméga d’un discours de gauche ou a fortiori de toute politique.  Je note d’ailleurs que cette thématique de refonte des institutions traverse l’ensemble des partis politiques, et que donc ce n’est pas là ou strictement là que se trouve ce qui doit fonder notre différence. Les gens sont en attente de clarté, de lisibilité, de différenciation entre la droite et la gauche. Ils attendent d’être représentés par ceux qui ont pris la juste mesure de la situation et du besoin de changement vrai. Il faut qu’ils sachent pour quoi ils votent, pour quoi faire, pour quel modèle de société, pour quel lendemain.

 

 

 

Par ailleurs, que Laurent Fabius dise qu’il a « changé », c’est-à-dire qu’il dise avoir tirer toutes les leçons de ce qui a pu être fait par le passé, le bon et le moins bon, et pour lequel il reconnaît sa part de responsabilité, est quelque chose d’assez inédit dans la classe politique française. C’est le seul, de tous les candidats, à faire cette analyse lucide et critique et à mon sens c’est un gage de sincérité, étant donné les enjeux.

 

 

 

En réalité, plutôt que de me demander pourquoi je soutiens Laurent Fabius, je me suis demandée « pourquoi ne pas le soutenir » ? Et je n’ai trouvé aucune raison pertinente pour ne pas le faire. C’est le candidat qui, en l’état actuel des choses, incarne le mieux mes convictions. Ce choix en faveur de Laurent FABIUS est donc un choix du cœur mais aussi et avant tout de raison.

 

 

 

                                                                                

Marie-Pierre BOYD, le 10 octobre 2006

Publié dans laurentfabius11

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